http://www.pax681.net/canigo03.JPG


SOLUTION PROPOSEE DE L’ENIGME DE RENNES-LE-CHATEAU



Toute énigme a sa solution, aussi difficile soit-elle à trouver, en raison notamment du temps écoulé et de l’astuce des dissimulateurs. Rennes-le-Château n’échappe pas à cette règle : après un siècle de recherche, le temps de l’explication est venu.

L’énigme de Rennes-le-Château, touffue d’apparence, et rendue telle par l’agglutination de mythes parasites (Prieuré de Sion, descendance de Jésus et Marie-Madeleine, etc.), devient compréhensible dès que l’hypothèse suivante est formulée : dans les derniers siècles, un groupe d’ecclésiastiques catholiques a pu avoir connaissance d’un
dépôt archéologique de valeur immergé dans le lac du Bouchard, commune de Camps-sur-l’Agly (Aude). Propriété privée.

Plutôt que rendre publique cette découverte, retenus, semble-t-il, par des motifs religieux tenant à la nature de ce dépôt, ils l’ont tenue cachée, ne livrant que des allusions symboliques pour en retrouver le chemin. À cette fin, ils ont tiré parti de la configuration des lieux pour élaborer le discours ésotérique qui leur convenait.

Tout d’abord, ils ont remarqué que les rochers proches du lac ressemblaient à la constellation d’Orion. Ensuite, ils ont extrait de l’astronomie populaire la formation sidérale remarquable dénommée « le Grand G céleste », voyant que les premières étoiles de cette spirale se trouvaient dans Orion et que la dernière étoile de cette suite de neuf astres, appliquée au sol en pensée, correspondait au lac du Bouchard.

Les ecclésiastiques connaissant le secret du lac ont donc le plus souvent, mais pas exclusivement, utilisé les thèmes d’Orion et du Grand G céleste, et celui de la pêche miraculeuse, pour créer leurs jeux de piste. Il est listé ici huit voies d’accès au lac. Leur concordance exclut tout risque d’erreur sur le point d’arrivée. Ce site n’en donne pas le détail, ne proposant que la lecture partielle du grand manuscrit.

Ces huit voies sont :
1 / Peintures de Delacroix et Signol à Saint-Sulpice (Paris) ;
2 / Le grand manuscrit, objet unique de ce site web ;
3 / Le petit manuscrit ;
4 / Le couple de statues Lucifer (Asmodée) – baptême de Jésus, dans l’église de Rennes-le-Château ;
5 / L’inscription « Venez à moi, vous tous qui souffrez… », dans cette même église ;
6 / Le chemin de croix, dans cette église ;
7 / La tombe de l’abbé Henri Boudet, à Axat ;
8 / Le Christ au lièvre de l’église de Rennes-les-Bains.

Certains de ces parcours (les voies 3 et 6, notamment) présentent une complexité symbolique pleine de subtilité. Tous relèvent de l’ésotérisme chrétien, devenu aujourd’hui langue morte.

Le lieu caché est maintenant bien identifié, mais le contenu du lac demeure mystérieux. Il n’existe aucune indication directe du contenu du lac. Les acteurs de ce mystère, Bérenger Saunière au premier chef, n’ont laissé aucune preuve tangible d’un quelconque dépôt trésoraire.

Indirectement, les procédés de dissimulation employés par ces ecclésiastiques faisaient peut-être allusion au contenu du lac. Cela était d’ailleurs psychologiquement logique, une démarche de révélation d’un secret, même voilée, ne pouvant être partielle. Or, tant Delacroix que le rédacteur des manuscrits ont développé avec une curieuse insistance le thème du temple de Jérusalem, sous l’angle de l’or à piller (Delacroix : « Héliodore chassé du Temple par les anges », peinture faisant face au « Combat de Jacob et de l’ange »), ou des « trésors apportés par les rois » à la Jérusalem céleste (petit manuscrit).

Ceci ne vaut évidemment pas preuve, ni même indice. Un point doit retenir l’attention cependant : il est peu concevable qu’un vulgaire dépôt trésoraire profane ait pu faire l’objet d’une mise en scène aussi sublimement apprêtée (Intervention de Delacroix dans une église majeure de Paris, interprétation du géoglyphe d’Orion comme évocation de la Crucifixion) de la part de représentants de l’Eglise. Seul, le caractère sacral de ce dépôt, en lien avec la religion catholique, pouvait justifier leur démarche.

Et, sous ce rapport, une double connexion logique existe entre les Corbières et le temple de Jérusalem, aussi étonnante qu’elle puisse paraître. En voici les deux branches :
- soit, il nous est parlé du trésor des Wisigoths, dont la rumeur locale prétend, de longue date, qu’une partie pouvait avoir été dissimulée dans la région ; en effet, les Wisigoths avaient pillé à Rome, en 410, l’or du temple de Jérusalem pris par les Romains vainqueurs des Juifs en l’an 7O ;
- soit, il s’agit de l’or des Templiers, que le roi de France a essayé de saisir en 1307.

J‘opte définitivement pour cette seconde solution.

RETOUR A L’ACCUEIL